• Axel Couton

C’est la première fois que vous commandez une traduction ?

Vous avez un besoin de traduction et ne savez pas comment vous y prendre ? Qui contacter ? Quelle procédure suivre, et surtout, à quoi s’attendre ? Voici un petit guide pour vous aider à y voir clair.


Définir son besoin


Les tarifs : le nerf de la guerre


Une bonne traduction à un coût, aussi, établissez des priorités pour vos documents. Certains éléments ne nécessitent peut-être pas de traduction. L’unité la plus utilisée pour établir le coût de la traduction d’un document est le mot source, c’est-à-dire le mot de votre document d’origine, dans sa langue d’origine.

Plus la combinaison de langues est complexe ou peu utilisée, plus la traduction sera onéreuse. Par exemple, une traduction du français vers le finnois vous coûtera trois à quatre fois plus cher qu’une traduction de l’anglais vers le français.

Certains acteurs monnaient aussi leurs services à la page, à l’heure, voire à la journée.


Le format de vos documents


Privilégiez les formats éditables pour la traduction, cela vous évitera de devoir payer des frais supplémentaires pour une extraction de texte, ou de la mise en page. Vos documents au format Word, Powerpoint ou Excel, voire Indesign, Illustrator feront parfaitement l’affaire. Evitez cependant le format PDF qui ne permet pas toujours un traitement optimal.


La question des délais


Posez-vous la question des délais, et essayez d’anticiper un maximum sur vos besoins. Une traduction réalisée en urgence pose de sérieux risques d’un point de vue de la qualité. Evitez donc de confier des projets de traduction qui auraient dû être rendus « pour hier ».

Il faut savoir qu’en moyenne, un·e traducteur·trice traite entre 1 500 et 3 000 mots par jour selon ses domaines de spécialisation, la complexité du domaine et son expérience. Afin de traiter davantage de volume en un temps réduit, il est possible de travailler avec plusieurs traducteurs·trices ou une agence. Cependant, plus on multiplie les intervenants·tes sur un projet, plus on s’expose à des problèmes de qualité dans les contenus traduits. On peut par exemple se retrouver confronté à des styles très différents d’un document à un autre, ou à des mots clés non harmonisés (ce que l’on appelle la terminologie).


L’aspect qualité


Dans la mesure du possible, ne donnez que des documents finalisés à votre traducteur·trice et évitez à tout prix les modifications du document source pendant la traduction. Cela peut en effet allonger le temps de traduction et créer des erreurs dans le document traduit.

Pour les raisons évoquées au paragraphe précédent, évitez de multiplier les intervenants·tes pour un même projet de traduction, afin de s’assurer de la cohérence et de la qualité du produit fini.


Rappelez-vous que de mauvaises traductions peuvent avoir un impact désastreux sur l’image de votre entreprise ou sur l’offre de services que vous mettez en avant.

Bien entendu, votre prestataire vous aidera à éclaircir les zones d’ombre qui pourront subsister : après tout, c’est son métier !



Bien définir son besoin est essentiel, ou le projet est voué à l'échec


Trouver un traducteur


Il existe plusieurs catégories d’acteurs de la traduction.

Voici les principales :


Le·la traducteur·trice indépendant·te : l’artisan


Il s’agit d’une personne à son compte qui travaille pour le compte d’entreprises et d’agences de traduction.

Un·e traducteur·trice professionnel·le traduit uniquement vers sa langue maternelle. Par exemple, de l’anglais vers le français s’il est francophone d’origine. Il peut exister des exceptions à cette règle, mais les professionnels·lles de la traduction la suivent dans la plupart des cas.

Ils·elles possèdent plusieurs domaines de spécialisation, et certains·es prennent en charge des services complémentaires comme la mise en page des documents traduits ou le sous-titrage de vidéos par exemple.


Le principal intérêt de faire appel à un·e traducteur·trice indépendant·e est de pouvoir communiquer librement, sans devoir passer par un intermédiaire, comme un·e chef·fe de projet ou une agence de traduction. Un freelance affichera des tarifs généralement plus compétitifs que les agences de traduction, et portera une attention toute particulière au détail.

Cependant il·elle ne pourra pas prendre de trop gros projets en charge, d’autant plus si vous avez une problématique d’urgence.


L’agence de traduction locale : le commerçant


Les agences de traduction vous proposeront généralement des prestations globales, ce qui implique une tarification plus élevée qu’un·e traducteur·trice indépendant·te. Dans ces prestations supplémentaires, on retrouve parfois la mise en page des documents traduits, et un contrôle qualité supplémentaire avant la livraison finale. Les agences peuvent également absorber davantage de contenus d’un coup, et parfois proposer des délais plus attractifs à leurs clients.


Cependant très peu d’agences embauchent aujourd’hui des traducteurs·trices en interne. Ayez conscience qu’elles font souvent, voire systématiquement appel à des acteurs·trices indépendants·tes ou freelance pour traiter vos contenus. Sauf dans des cas très particuliers, vous n’aurez jamais de contact avec ces personnes, et le·la chef·fe de projet ou le·la commercial·le en agence restera votre seul·e interlocuteur·trice.

Il peut être intéressant de se renseigner sur les démarches de suivi de la qualité mises en place par ces agences lorsqu’elles récupèrent du contenu traduit par plusieurs personnes, et avant de vous livrer vos documents.


L’agence de traduction internationale ou LSP : le grossiste


Un LSP (Language Service Provider), ou fournisseur de services linguistiques, est une entreprise qui œuvre à l’international et se positionne sur les marchés les plus importants.

Ces structures travaillent avec des acteurs·trices locaux comme des traducteurs·trices indépendants·tes et/ou des agences de traduction locales.

L’intérêt d’un LSP est de pouvoir traiter des projets de grande envergure qui ne sont pas à la portée d’un·e indépendant·te ou d’une petite agence. Ces sociétés proposent également des tarifs plutôt attractifs et des temps de traitement plutôt courts.

Cependant, du fait de leur grand nombre de fournisseurs, elles peuvent avoir du mal à harmoniser les contenus traduits pour proposer un niveau de qualité et de cohérence optimal.


Le choix du prestataire dépend beaucoup de la nature et de l'envergure du projet

Et la traduction automatique dans tout ça ?


La traduction automatique est en plein essor et permet de traiter de plus en plus efficacement et à moindre coûts certains sujets. Elle n’est cependant pas aussi performante qu’un être humain dans des domaines rédactionnels, pour certaines thématiques, et dans des combinaisons de langues peu usitées.

Globalement, il est conseillé de la réserver à un usage de communication interne, et d’éviter de l’employer pour votre site Internet, pour vos lancements de produits ou de services, ou pour toute la documentation qui passe par les mains de vos clients.


Certaines grandes agences, notamment les fameux LSP proposent d’ailleurs des services de post-édition. Concrètement, vos contenus à traduire passent dans un moteur de traduction automatique, et le résultat est édité et retravaillé par un·e traducteur·trice, ou post-éditeur·trice. Ces prestations sont plus intéressantes d’un point de vue tarifaire, mais elles peuvent se révéler insuffisantes d’un point de vue de la qualité pour des contenus sensibles ou plus orientés communication externe ou éditorial.


Mettre en place un bon suivi pendant le projet


Vous posez beaucoup de questions ! Vous êtes-sûr d’être un·e professionnel·le ?


Dans certains cas, attendez-vous à des questions de votre traducteur·trice pendant la traduction.

Ces questions porteront généralement sur l’éclaircissement de certaines notions complexes, ou spécifiques à votre domaine d’activité.

Gardez à l’esprit que le·la traducteur·trice a beau être un·e spécialiste, il·elle ne connaît pas tout ! Le fait de vous poser des questions lui permet de mieux travailler, et après tout, personne ne connaît mieux votre activité que vous ! Je vous recommande donc de rester disponible pour répondre à ses questions. Pour certains gros projets, vous pouvez mettre en place une plage d’appel hebdomadaire ou quotidienne pour échanger sur différentes problématiques ou points de terminologie avec votre traducteur·trice.


L’importance des documents de référence


Afin de limiter le nombre de questions, pensez à fournir à votre traducteur·trice tout document de référence qui pourrait l’aider dans sa mission. Par exemple, si votre entreprise dispose de documentation dans une ou plusieurs langues, transmettez-les à votre prestataire de traduction.

Cela permet également d’obtenir des contenus harmonisés et alignés avec votre image de marque entreprise.


Des consignes claires et des remarques constructives


Il est naturel d’avoir des exigences, et de vouloir que votre prestataire emploie tel ou tel mot pour une notion donnée. Avoir un œil critique peut être une très bonne chose, mais encore faut-il que la critique soit constructive. Beaucoup de clients ont tendance à remettre en cause le travail de leur traducteur·trice en mettant en avant leurs années à l’étranger et leur propre expertise des langues.


Souvenez-vous qu’un·e traducteur·trice n’est pas simplement quelqu’un qui parle plusieurs langues. Il s’agit d’un·e professionnel·le diplômé des métiers de la traduction, qui possède des réflexes, un savoir-faire et des outils propres à son métier. L’objectif d’une bonne traduction est de transcrire le sens du texte source le plus fidèlement possible dans le texte cible. Il s’agit aussi d’être le plus idiomatique, c’est-à-dire le plus proche d’une expression naturelle dans la langue cible.


Un texte traduit de manière idiomatique n’aura pas l’air d’être une traduction, contrairement à un texte traduit de manière littérale.

Bien entendu, personne n’est parfait, et un être humain fait parfois des erreurs ; mais si vous avez bien sélectionné votre traducteur·trice, faites-lui confiance pour faire son travail de la meilleure des manières.


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J’espère que cet article vous a plu et vous a permis de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la traduction.

Si vous avez d’autres questions sur ce domaine, n’hésitez pas à les poser via dealettant@gmail.com, ou à partir de l'onglet contact du site.


Je vous répondrai avec plaisir !


Gardez ces conseils en tête pour que votre premier projet soit un succès

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