• Axel Couton

Comment venir à bout de la souffrance au travail ?

On parle souvent de souffrance au travail.

Beaucoup de personnes accueillent des réalités professionnelles difficiles sans les remettre en question, avec la certitude qu’ils ne pourront rien y changer.


Un problème de communication


En ce qui me concerne, toutes les situations de souffrance au travail que j’ai pu vivre ou expérimenter en qualité d'acteur ou d’observateur ont souvent un dénominateur commun : un problème de communication.


Cette défaillance dans la communication peut prendre plusieurs formes :

  • Un·e manager·euse qui ne communique pas clairement sur sa vision pour son entreprise, et qui laisse ses collaborateurs·trices dans le « flou » concernant les objectifs à atteindre et la manière de les atteindre. Ce cas de figure peut très rapidement amener à une démobilisation des salariés·ées qui, ne trouvant pas de sens dans leurs tâches, perdent goût en ce qu’ils·elles font et en leurs capacités. Dans certains cas leurs missions peuvent leur apparaître comme totalement futiles et inutiles, ce qui peut les amener à une profonde remise en question et à un mal-être permanent.

  • Un·e manager·euse qui ne parvient pas à déléguer des tâches et missions à ses salariés·ées, ni à communiquer clairement ses attentes individuelles vis-à-vis de ses collaborateurs·trices. La cause de cette problématique peut se trouver dans une mauvaise expérience passée (« J’ai confié des tâches à quelqu'un qui a échoué et m’a porté préjudice ») et donc une méfiance, ou à l’inverse, dans une volonté de protéger ses employés·ées de la pression. Or, plus le·la manager·euse centralise les tâches, plus il·elle a de mal à tout gérer de front, et plus la pression monte. Cette pression peut alors parfois rejaillir sur les salariés·ées qui ne comprendront pas nécessairement la cause de cette agressivité ou de ce comportement inapproprié ou déplacé.

  • Un·e collègue qui reproche des choses à un·e de ses camarades, mais qui en parle à tout le monde, sauf au·à la principal·e intéressé·e. Dans ce cas on observe un double effet pervers : d’une part le problème, de prime abord soluble et limité dans son envergure va prendre des proportions de plus en plus importantes. D’autre part, la personne qui n’ose pas communiquer va vivre un mal-être constant. L’intéressé·e quant à lui·elle peut très bien ne rien comprendre à la situation, et à la détérioration de ses relations de travail sans raison apparente.

  • La souffrance au travail peut également se traduire par de mauvaises relations avec un client ou un fournisseur. Lorsque l’on ne s’exprime pas clairement dans les échanges, que le langage employé est ambigu ou irrespectueux. Cela peut rapidement détériorer la vie professionnelle.



La souffrance au travail part souvent d'une rupture dans la communication


Quelles solutions pour réparer la communication ?


Alors que faire ? Est-on condamné·e à reproduire les mêmes erreurs et à rester dans ce cercle vicieux de la souffrance au travail.

Une communication efficace passe aussi et surtout par la bienveillance.

La bienveillance n’est pas qu’un mot, ni un concept obscur : c’est une façon de penser, une façon d’être qui permet de mieux vivre et d’améliorer la vie des autres.

Elle est à la portée de tous, mais nécessite des ajustements qui peuvent sembler importants au début.


On peut d’ailleurs s’inspirer des Quatre Accords Toltèques que je vous invite à lire.

Ils vous permettent de poser des bases saines pour aller vers une meilleure communication, et plus globalement, vers une vie meilleure à tous points de vue.

Citons également les principes de la communication non violente qui peuvent apporter des clés à tous ceux qui souhaitent communiquer plus librement et d’une manière dénuée d’agressivité.


Commençons d’abord par arrêter de juger. Arrêter de poser des jugements sur le comportement et l’apparence des autres, arrêter de mettre les gens dans des cases d’où ils ne pourront jamais sortir. Ce travers empêche rapidement toute communication fructueuse avec la personne que vous avez « compartimentée » ou à qui vous avez collé l’étiquette de l’emmerdeur, de l’angoissé, du tyran, etc.


Essayons également de bien nous exprimer, à l’écrit comme à l’oral, car une parole juste et claire dissipe tout malentendu et fais des merveilles pour la communication et pour notre rapport à l’autre. Cela passe par des échanges transparents et honnêtes sur ce qui nous tient à cœur, ou au contraire, nous importune. N’attendez pas que votre mal-être prenne des proportions insurmontables avant de l’exprimer : vous serez souvent très agréablement surpris·e par la tournure des choses.


Évitons aussi de faire trop de suppositions ou de faire des raccourcis à partir des échanges que l’on a avec une personne. Ne partez pas du principe qu’une personne vous veut du mal par exemple (même si cela peut parfois arriver), mais tentez plutôt d’analyser les raisons qui la poussent à agir ainsi, et de privilégier l’écoute active plutôt que la supposition. Si je pars du principe que mon interlocuteur·trice « ne peut pas m’encadrer », ou « me voir en peinture », alors je me place dans une position de victime où je n’admets rien d’autre que de l’agressivité et de la violence de la part de cette personne.


Si l’on parvient à suivre ces conseils, on peut aborder chaque échange, chaque discussion ou interaction avec un œil neuf et bienveillant. Cela permet de poser clairement nos intentions et de se faire respecter, mais également de désamorcer certains conflits avant même qu’ils ne surviennent.



Une approche bienveillante et une véritable écoute pour désamorcer les conflits


Ne jamais s’oublier…


Seulement avant de pouvoir être bienveillant avec autrui, il faut commencer par l’être avec soi-même. Vous pardonnez-vous vos échecs ? Avez-vous une estime suffisante de ce que vous êtes, et de ce que vous faites ?

Je suis en effet persuadé que l’on provoque à l’extérieur, et autour de soi, ce que l’on porte à l’intérieur. Une personne stressée par un certain type de situation provoquera continuellement ces situations qui la mettent mal à l’aise, jusqu’à ce qu’elle travaille la cause profonde de son stress.


Il n’existe bien entendu pas de remède miracle, mais je suis convaincu que tout commence avec une meilleure connaissance de soi, voire dans certains cas avec un travail sur soi.

Si vous apprenez à vous pardonner vos erreurs, vous serez sans doute plus enclins·nes à pardonner celles des autres et à mieux vivre votre vie professionnelle et personnelle.

Si vous apprenez à être moins stressé·e, vous vivrez mieux les situations potentiellement difficiles et les aborderez avec plus de recul.

Pour terminer, tentez de vous extraire de vos problématiques en parlant à des personnes de confiance, ou en vous autorisant le recul nécessaire si cela est possible. Cela passe par de la déconnexion et par de vrais moments de réflexion à tête reposée.


N’oubliez jamais que la souffrance au travail n’est pas une fatalité et ne devrait jamais l’être.



Le travail peut être conçu sans souffrance

0 vue

©2019 par DEALettant.

SIRET : 523 596 492 00034 / APE : 7022Z

RENNES

Créé avec Wix.com